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DOCTORAT : QUELS SONT VOS BLOCAGES ?

Par Florian

Par Florian

« Ce que j’aime, c’est… écrire sans plan. »

C’est l’approche de l’écrivain suisse Joël Dicker, que j’ai découverte dans cette interview vidéo (à 1’17).

Mais… est-ce bien réaliste d’écrire une thèse sans plan ?

On voit ça ensemble dans ce billet.

 

 1/ Écrivez sans plan… mais pas n’importe comment 

 

« Écrire sans plan ?

Ça marche peut-être pour un roman policier de Dicker…

… mais PAS pour une thèse ! »

 

On est bien d’accord : un roman et un manuscrit de thèse, ce n’est pas la même chose.

 

D’un côté, un travail littéraire suivant certains codes.

Des personnages, une intrigue, des rebondissements, des émotions, un dénouement.

 

Et de l’autre… un travail de recherche suivant aussi un certain format.

Une introduction, une méthode, des résultats, une discussion, une bibliographie.

Ce plan de thèse très classique… grosso modo, vous n’y échapperez pas.

C’est clair.

 

Mais du coup, que faire du conseil de Joël Dicker ?

On va voir dans la section suivante qu’on peut écrire sans plan… dans certains cas.

 

 

 2/ Écrivez sans plan… si vous êtes bloqué

 

Prenons un exemple.

Imaginons que vous devez rédiger le cadre théorique (le « background ») de votre prochain article.

Vous connaissez déjà un peu la littérature de votre domaine…

Mais vous ne savez pas vraiment par où commencer…

Et vous avez l’impression que lorsque vous écrivez…

…  votre texte devrait immédiatement être bien organisé, bien planifié.

Bref, vous êtes bloqué(e)…

 

Et si… vous essayiez de vous lancer sans plan ?

C’est-à-dire, vous écrivez votre background… sans trop réfléchir.

Sans trop penser au développement de vos idées.

 

Écrivez une phrase.

Puis une autre…

 

Peu à peu, citez les auteurs que vous connaissez.

Et les résultats de recherche importants.

 

Même si c’est le premier jet n’est pas terrible…

 

Comme je l’expliquais dans un autre billet, le processus d’écriture est avant tout une affaire d’essais… et d’erreurs.

 

Du coup, ce que propose Joël Dicker (sans vous le dire), en écrivant sans plan c’est :

« Faites un essai. »

 

Au pire, si ça ne marche pas… ce n’est pas grave.

Ça arrive même à Joël Dicker… qui écrit parfois 50 pages… avant de tout jeter à la poubelle et de recommencer !

 

Et si ça marche… vous aurez une bonne base pour le background de votre article de recherche.

Et vous aurez fait un « beau pas » pour publier votre article.

3/ Écrivez sans plan… pour être détendu

L’avantage principal d’écrire sans plan selon Joël Dicker, c’est que vous vous sentez vraiment libre.

Il y a beaucoup moins de pression.

Et du coup, vous êtes détendu.

Et toutes vos objections « tombent » soudainement :

 

« Et si j’oublie de citer un auteur important ? »

Pas grave.

« Et si mes idées ne s’enchaînent pas comme il faudrait ? »

Pas grave.

 « Et si mon texte est mauvais ? »

Pas grave.

 

Vous pourrez toujours « retoucher » votre texte plusieurs fois après.

Et corriger tous ces défauts.

 

4/ Écrivez sans plan… pour être créatif

 

Enfin, le deuxième avantage, selon Joël Dicker, c’est que vous devenez plus créatif.

Vous oubliez « un moment » le cadre trop contraignant du plan…

… et vous pensez à des choses que vous n’auriez normalement pas imaginées.

 

Par exemple, vous découvrez de nouveaux liens entre votre discipline (disons, le cinéma) et une autre discipline (disons, la psychologie).

 

Bref, votre imagination est stimulée...

Et ça, c’est une excellent chose pour avoir une thèse originale

… et pour augmenter vos chances de devenir docteur(e).

5/ Écrivez sans plan… seulement si ça vous convient

 

Il y a quelques mois, j’ai lu un chapitre très intéressant dans le livre How to get a PhD (Philipps & Puggs, 2010).

Les auteurs expliquent qu’il y a grosso modo deux types de doctorants écrivant une thèse …

 

D’une part, les « serialist writers ».

Si vous êtes un serialist, vous aimez planifier votre texte bien à l’avance.

Du genre :

Idée 1 -> Idée 2 -> transition -> Idée 3 -> Idée 4 -> etc.

Vous avancez plutôt lentement.

Phrase après phrase, vous vous corrigez.

Et vous vous améliorez peu à peu.

 

D’autre part, les « holist writers ».

Si vous êtes un holist writer, alors vous « foncez ».

Sans plan très précis.

Vous écrivez un long texte… tout d’un coup.

Le simple fait d’écrire stimule vos idées.

C’est une approche plutôt intuitive.

Et vous l’aurez compris… Joël Dicker suit cette approche.

 

Pour ma part, j’ai privilégié l’approche « serialist » pendant longtemps.

J’écrivais lentement, pas à pas.

C’était rassurant.

Sauf que… je n’avançais pas très vite.

 

Depuis quelques temps, j’ai essayé de suivre le conseil de Joël Dicker.

Mon d’état d’esprit, c’est :

« au pire, je recommence tout à zéro. »

 

Résultat : je suis devenu bien plus productif.

J’écris plus rapidement, et cette approche me convient bien mieux.

– même si parfois, j’écris encore des trucs bof bof que je laisse tomber…

 

A vous de voir l’approche qui vous convient le mieux pour écrire.

L’essentiel, c’est de « se faire plaisir en écrivant », conclut ainsi Joël Dicker dans sa vidéo.

 

Et vous, vous en pensez quoi de cette approche « Joël Dicker », sans plan ?

Florian

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